Dantoply

DantoplyDieu : Danton

Capitale : Matricia

Souverain : Tucia

Monnaie :

Conte : Promesse. (cliquez sur le nom)

Un peu d’histoire :

159 : Création des sept pays principaux de Gê en hommage aux sept dieux.

199 : La malédiction des Dambor est lancée à partir des Monts Kolopagne.

202 : Première et unique naissance d’un Dambor depuis la malédiction.

215 : Le fils Dambor vient trouver Zarrah, première magicienne de Gê, à Cutoban afin qu’elle l’aide à masquer les signes visibles de la malédiction.

331 : Début de la guerre de 100 ans contre Chasternay qui dure jusqu’à 405. Chasternay perd la moitié de ses territoires au profit des autres pays continentaux.

414 : Traité signé par les six pays. Les territoires chasternays sont rendus en échange d’avantages commerciaux. Début de la prospérité pour le continent.

497 : Suite à une importante sécheresse, la famine frappe Gê.

499 : Une nouvelle guerre contre le Sortchor et Krakocein est déclarée.

500 : Les harpies  dévastent le pays. Les dantoplyens se cachent dans les montagnes, forçant les nains à creuser toujours plus profond. Pour se protéger de cette invasion, les Dragons réduisent les mineurs en esclavage.

513 : Une coalition est formée entre pays résistants. Banntann, roi chasternay organise une expédition composée d’ambassadeurs de toutes les nations jusqu’au repère des dragons. Ils réussissent à convaincre le Grand Dragon Thanoss de se joindre à eux contre le Sortchor et Krakocein et ce, après un long mois de discussion.

514 : Einlich, mage de son état, invoque un élémentaire de glace pour lutter contre la Chimère. La perte chez les dragons est énorme : leur nombre passe de 106 à 19. Tertaine le dragon bleu blessa Mô-Sortcheim qui disparait pour la seconde fois.
Les troupes sortchoriennes et krakoceinoises sont défaites.

515 : Signature du traité de paix.

603 : Les dantoplyens tentent de capturer les centaures. Ces derniers se défendent, fuient vers Chasternay et maudissent les humains.

790 : La guerre reprend avec la réapparition de Mô-Sortcheim. Le Sortchor s’allie à Dantoply.

800 : Mô-Sortcheim prend le pouvoir sur Gê et gouverne de manière tyrannique en semant la terreur et le chaos : torture, esclavage, pillage sont de mise.

820 : Les Dieux tutélaires se décident enfin à intervenir contre Mô-Sortcheim et choisissent 7 hérauts pour l’affronter et le vaincre : Minnerie est le héraut dantoplyen.

827 : Mô-Sortcheim est emprisonné par les dieux. La guerre se termine.

840 : Début des Brumes du Sortchor, tome 1.

***

Promesse

Réard se tenait sur le seuil de la porte. Il était accompagné de sa fille, Emma. Elle était la prunelle de ses yeux depuis le décès de sa femme, dix ans auparavant. Depuis, il l’avait élevée seul dans leur propriété, au sud de Chasternay. Il avait préféré attendre avant de la présenter à la cour du roi Liquen, souhaitant lui épargner une vie de futilité, si loin du caractère de la jeune fille. Il aurait mieux fait de l’amener dès son plus jeune âge à Lynmesse, les murs de la capitale auraient pu la protéger et ils ne se retrouveraient pas à Falchia, cette petite bourgade située à deux heures au sud de Matricia, capitale dantoplyenne.


La doyenne du clan Nampot les pria d’entrer et les invita à s’asseoir, ce qu’ils firent. Elle était grande et sèche ; elle devait avoir plus de soixante ans étant donné le nombre de rides qui foisonnaient sur son visage. Elle semblait dure. Elle observa un long moment ce noble chasternay : il n’était plus tout jeune mais avait conservé une certaine prestance, des cheveux gris ornaient ses tempes, l’inquiétude et le chagrin avaient rendu sa bouche et ses charmants yeux bleus tombants. Sa fille, quant à elle, lui laissa une drôle d’impression : elle était belle, joliment vêtue dans sa longue robe crème, un châle de dentelle posé sur les épaules. Par contre, elle était menue et son bassin semblait étroit, cela poserait problème lorsqu’elle donnerait naissance. Elle avait hérité de la forme du visage de son père. Elle était pâle, et ne souriait pas. Son regard bleuté paraissait vide.
Réard avait expliqué la situation à la doyenne et ils se rencontraient pour la première fois afin de conclure une alliance entre les deux familles. Néanmoins, si sa fille s’y opposait, rien ne pourrait avoir lieu ; il avait conclu un marché avec elle dès son plus jeune âge : une fois adulte, elle aurait le loisir de choisir son époux. Et même si les événements avaient rendu cette promesse caduque et une union rapide obligatoire, il n’irait pas contre la volonté de sa progéniture.